Rechercher

La richesse se trouve dans l'échange

Dernière mise à jour : 17 sept. 2021

Cet été j’ai eu l’occasion d’animer plusieurs chantiers avec l'association Concordia, notamment celui de Crécy-en-Ponthieu.

Comment ça « animer un chantier » ? c’est quoi le concept ? - me direz-vous et vous avez entièrement raisons chèr.e.s camarades.

Il se trouve que certaines associations proposent des chantiers de bénévolats pouvant faire de multiples activités, tel que création de sentiers de randonnées (que j’ai pu effectuer), des escaliers, rénovations de monuments, créations de parcs floraux etc etc

Et ceci est fait avec le soutien du CES (corps européen de solidarité), ce qui en fait des chantiers internationaux, regroupant pour le mien, des nationalités tel que, italien, espagnole, français, parisien (c'est un choix délibéré de le mettre à part oui),ivoirien, autrichien, allemand, portugais, hollandais, malien et salvadorien. Le tout dans un camp où la vie se déroule en partageant moments de travail (avec la création d'escaliers, débrousaillage du chemin, balisage etc), d’activités (kayak, plage, jeux, accrobranches, débats...), de visites (cathédrale d'Amiens, St Valérie sur somme, Citadelle de Montreuil, plages...), de convivialité et parfois de quelques dramas, inéluctables lorsque vous passez plus de 15jours 24h/7 avec des gens, mais jamais rien de folichon.

On était plus sur du style « comment ose tu couper tes spaghettis, n’as-tu pas honte de blasphémer ainsi toute la culture de mon pays ?!! » le tout en anglais bien évidemment pour que tout le monde ou presque puisse comprendre 😊



Et dans toute cette atmosphère d’amour et de partage, à faire la vaisselle pour 20 je peux vous dire que le partage est primordial. Mon rôle était de maintenir ce lien entre nous, de gérer les conflits ou tensions, de faire des activités (le travail manuel n’étant fais que le matin en semaine, autant dire qu’il fallait les occuper les loustiques), et gérer la vie quotidienne du camp avec notamment les repas pour tout un régiment. Mais pour ça pas de panique, on délègue aux volontaires. Après tout c’est de jeunes adultes, et parfois même de fins gourmets.

J’ai pu apprendre beaucoup de choses durant ces deux mois que ce soit sur les cultures, sur d’autres personnes, d’ailleurs tous très différentes, de milieu parfois opposé. Vous auriez adoré assister au débat entre un capitaliste pur jus et un communiste assumé. Saupoudré par quelques interventions d'avocats du diable, attisant le feu du savoir, aidant à faire bouillonner ces réflexions admirables.

Le tout toujours dans la bonne humeur, j’en faisait d’ailleurs un point d’ordre. (Au risque parfois de littéralement décédé de fatigue à 3h du matin)

La découverte merveilleuse que même avec une langue différente et parfois sans aucune langue commune, on peut réussir à partager des choses, et s’amuser ensemble et ça, ça n’a pas de prix. Voir des liens se tisser entre personnes qui n’aurait sans doute jamais eu l’occasion de se rencontrer. (En être témoin et parfois instiguer quelques rapprochements hehe)

Mais ça m’a aussi beaucoup appris sur moi, ma manière de vivre, mes compétences, que j’avais peut-être encore trop sous-estimés, mon niveau d'anglais n'est clairement pas si mauvais si je peux débattre avec d'autres personnes.

J'ai démonter nombreuses des croyances que j’avais. Comme par exemple, la croyance de devoir être seul pour le bien être mental qui dans les faits ne l’est pas vraiment. Je n’ai quasiment pas pris de temps pour moi durant tous ces moments, et encore cette tournure n'est pas représentative car ce n'est pas parce que je n'avais pas de temps seul, que je n'avais pas de temps pour moi ! Bien au contraire l'état psychologique au repos et accompagné est bien différent mais très enrichissant.

D'ailleurs je n’étais pas sûr de pouvoir assumer ces 15jours d’affilés sans ce fameux repos mental et pourtant j’étais plus que comblé chaque jour, bien plus qu’assumer, j’ai adoré remplir ce rôle.

A un tel point que lorsque l’amusement fut fini, au terme du dernier camp, le déchirement était présent. Comme une mère qui perd tout ces enfants d’un coup. Avec toujours ce petit espoir de les revoir.



J’ai compris qu’on pouvait s’attacher aux gens plus vite qu’on ne le pense, que cette sensation que l’on avait enfant, en camping, ce déchirement interne et ce manque qui survient brusquement après le départ, coupant court à des journées remplis de social et d’amour, que je m’amusais à appeler « dépression post camping », (ceux qui l’ont vécu comprendront très bien). Ce sentiment aussi désagréable soit-il, il signifiait que tes vacances était finit mais qu’elles avaient été magnigique. (on mixe du magnifique et magique ici, t’en fais pas)

Et bien je ne pensais pas qu’il était possible de le revivre à l’âge adulte et pourtant, qu’elle douceur amère que de le ressentir à nouveau.

J’ai compris qu’il y a bien plus d’opportunités, de possibilités, de choses qui sont possible et existe autour de nous dont on n’a pas forcément connaissances.

Des endroits qui même en sortant de sa zone de confort ne se matérialise pas à nous d’un coup d’un seul, des choses que l’on peut connaitre grâce aux rencontres impromptu de la vie et qui nous demande par la suite de faire un grand saut pour les découvrir.


Chaque jour de ma vie je pensais apprendre.

Et pourtant je n’ai jamais autant appris que durant ces 15derniers jours. Et j’espère avoir pu partager ne serait ce qu’un peu de mon savoir et bonne humeur à toute cette fine équipe qui m’a tant transmis.

Outre le fait d’écrire pour moi-même ce petit moment de nostalgie.

Tout cela c’est aussi pour vous dire que même lorsque l’on à atteint le bonheur quotidien, il n’est encore qu’au niveau 1.

Un coaching ou bien toute révélation de vie te mettant sur un chemin de bonheur te comblant en tout point, ne dois pas être pris pour acquis, tu ne dois pas te reposer dessus mais tu dois continuer d’avancer sur celui-ci.

Continuer de chercher, de découvrir, de parler, de lire, de vivre TES aventures pour apprendre toujours un peu plus, un peu plus de toi, un peu plus des autres, et pouvoir par la suite partager tes futurs savoirs.


Je ne sais pas si sans ce mindset de base et surtout sans avoir sauté le pas de l'entreprenariat, j'aurai osé me lancer dans ce genre d'aventures même si l'envie y est présente; Je ne sais pas si j'aurai oser me dégager du temps pour pouvoir vivre ces expériences. Mais je sais que ces dernières années de questionnement, de rencontre, m'ont appris et donner la force de casser ces barrières mental, et ma nouvelle vie d'entrepreneur m'a permis de sauter le pas !


Et si toi aussi tu veux te mettre sur ce chemin.

Contacte-moi pour passer ce niveau 1 😉


Ressources complémentaires si tu veux en apprendre un peu plus sur cet univers :

- https://www.concordia.fr/

- CES explication

- Si tu veux voir quelques exemples d'activités possibles sur ce site

- L'émission du 23/08 sur france3picardie



80 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout